*

J'aimerais m'évader, voyager. J'aimerais juste partir sur les routes avec des amis, voir le monde. Mettre de jolies robes qui se soulèvent dans le vent. Jouer avec le soleil & sourire à nos avenirs. Sauter dans le vent & offrir notre peau au soleil. J'aimerais que des papillons suivent nos traces et que le vent s'amuse à emmêler nos cheveux. Que le temps se fixe un instant, le temps de sourires partagés. J'ai des envies de liberté, de nature, de simplicité. J'aimerais me baigner dans de l'eau fraîche de montagne. Ne plus me cacher face aux autres et leur offrir mon véritable visage. Je voudrais oublier la jalousie & vivre sans hypocrisie. Je voudrais des notes de piano qui accompagnent mes nuits de printemps, des étoiles qui brillent . Je voudrais des sapins imposants, presque effrayants. Je voudrais une main qui se referme sur mes doigts pour me rassurer. J'aimerais une histoire enfantine contée. Je voudrais de la naïveté & des yeux grands ouverts, émerveillés. Des sensations & des couleurs. Je veux des promenades, remonter le cours d'eau d'une rivière. Je rêve d'une plage, la nuit, la mer qui murmure sa jolie berceuse. Qui ne se lasse jamais de défiler sur le sable. Une atmosphère bleue, verte. Je voudrais des mots chuchotés, des mots qui réchauffent, qui rassurent. Je voudrais les entendre susurrés par la voix d'un garçon à la peau brune, aux yeux couleur océan, avec un accent des pays du sud. J'aimerais voir cette voix glisser sur ma peau chauffée par le sable. Je voudrais un beau ciel orangé,un ciel de couché de soleil. J'aimerais cuisiner, faire un gâteau au chocolat. Mettre les doigts dans la pâte, les lécher, & recommencer.

Réunir tous ces gens qui ont comptés pour moi, ces personnes que j'aime plus que tout, qui m'ont fait devenir ce que je suis, qui m'ont construite. J'aimerais entendre des rires, de jolis mots. Je voudrais m'imbiber de leur joie de vivre et de cet espoir qui fait briller leurs yeux. J'aimerais qu'une part de moi reste dans chacun d'eux. Je rêve d'une magnifique chanson à la guitare, née de belles mains d'homme, & d'une voix qui fait frissonner. Qui fait pleurer. Pas de tristesse, non. Sûrement de nostalgie, du temps qui passe trop vite, & des personnes qui s'enfuient alors qu'on voudrait les retenir. Je veux aussi la pluie, les orages & les plus beaux éclairs. Je veux savourer ce spectacle d'une terrasse, en Guadeloupe. Je voudrais sentir l'humidité & la chaleur remonter de la terre. Je veux remplir mes poumons de cet air. Je voudrais ensuite sortir, me tremper, me geler & crier enfin. Crier avec tous ceux qui ont vécu ces mêmes moments de douleurs avec moi. Je voudrais cracher toutes ces larmes. J'aimerais ensuite que cela se finisse par un rayon de soleil, puis par un majestueux arc-en-ciel. Je voudrais me rincer de toute cette tristesse, faire cicatriser toutes ces blessures au sel & recommencer à me bercer de douces illusions. Je vis d'infinité, d'éternité. J'aimerais garder mes amis toute la vie près de moi. Ne jamais leur dire Adieu. Ne jamais les perdre. Même si certains se sont déjà enfuis, avec ce temps qui cour. J'aimerais avoir toujours leurs rires autour de moi. Je voudrais de la douceur, de la tendresse, du miel dans les gestes. Un réveil matinal dans une chambre aux murs roses. J'aimerais sentir l'air frais & l'odeur de la glycine, comme a Michelet. Je voudrais me diriger vers la fenêtre ouverte et voir un immense champ de tournesols avec des jeunes personnes qui y courent. Je veux des bras qui s'ouvrent, de la générosité, des conseils donnés. Je veux des soirées entre filles, entendre des rires éclater, remarquer des regards malicieux échangés. Je veux de la complicité, de la sincérité. Des bavardages jusqu'à l'aube. J'aimerais voir des étoiles briller dans les yeux des personnes qui m'entourent, je voudrais me délecter de leur bonheur. Après tout, je suis faîte d'eux. Je veux voir un immense feu brûler & des corps danser autour jusqu'à ce que la fatigue ne les freine. Je souhaite des nuits remplies de rêves merveilleux. J'aimerais oublier la réalité & fuir cette région qui est ces temps ci toute grise. Je voudrais savourer une cerise, juteuse, remplie de sucre. Sentir ce liquide glisser sur mes joues & le laisser continuer sa course jusqu'au bas du cou. Je veux des frayeurs, des histoires d'horreurs racontées à la lueur d'une lampe torche, assis sur une couverture usée, rapiécée, au beau milieu d'un bois. Ou à l'intérieur d'une cabane abandonnée. Je veux des hurlements & des peurs monstrueuses. Je souhaite me réveiller dans une belle maison claire, avec de jolis draps & un chat qui ronronne.

J'aimerais un petit déjeuner apporté au lit, avec des croissants & un verre de lait, des fleurs & un livre. Des saveurs & des mots. Je veux des batailles d'eau sous un ciel brûlant. Je souhaite de nouveau rencontrer des personnes formidables. J'aimerais courir dans un champs de blé sans m'arrêter, la main dans celle d'une petite fillette aux yeux bleus. Regarder sa chevelure blonde s'envoler, avec un chapeau de paille ornant le visage de cette princesse. Je voudrais capturer tous les sourires, les soupirs, les gestes, les mots des personnes que j'aime. Les classer dans un merveilleux album de souvenirs.

J'aimerais gravir d'impressionnants rochers, atteindre le ciel, et me jeter dans l'océan. Voler pour enfin atterrir dans cette immensité bleue. Je voudrais le soulagement de la fraicheur de l'air d'une nuit d'été après la chaleur d'une épuisante journée. Je veux des paroles échangées autour d'une table, en hiver. Savourer un chocolat chaud & voir le feu crépiter dans la cheminée; en rentrant d'une journée de ski. Admirer la météo faisant un caprice, le vent emportant la neige avec son souffle. J'ai des songes plein la tête, des désirs enchaînés au corps, des sons qui éclatent aux oreilles, des cris qui déchirent le silence, des textes à partager, des paysages à découvrir, des rêves a réaliser & de l'amour à revendre. Des caresses à donner, des souvenirs a évoquer. Ce soir je dois l'avouer, entre peines, regrets, remords, mélancolie, nostalgie & bonheur, mon c½ur balance. La douceur du printemps me fait m'envoler... A toutes ces choses tant désirées
Laura

# Posté le mardi 16 décembre 2008 19:49

Modifié le jeudi 19 novembre 2009 18:27

Anw.

Anw.

Tu es encore revenu. Mais combien de temps encore vas tu jouer à ce petit jeu ? Comme un poignard que tu m'enfonces en plein coeur, tu prends un malin plaisir à l'enfoncer toujours un peu plus. Mais quand vas tu me dire enfin ce que tu attends de moi ? C'est toujours la même image, la même scène. Les acteurs ne changent pas. Ta méchancetée non plus. Tu restes de marbre en abattant ceux que tu as aimé durant des années. Je t'ai tellement aimé. Rapelles toi, tu m'as dit un jour que lors de ma venue au monde, c'st sur toi que j'ai posé les yeux. Je t'ai regardé longuement parait-il. Depuis cette seconde même, je t'ai aimé. A mon grand regret, je crois que si l'on creuse un peu au fond de mon coeur, on pourra y trouver un soupçon d'amour pour toi. Voilà ce qu'il reste de tant d'années qu'on a partagé tout les deux. Un petit rien, quelques pincées de haine... Je voudrais te rayer de ma vie, t'effacer, te prendre et te jetter à la poubelle comme un vulgaire morceau de papier. Mais c'est au dessus de mes forces. Je pourrais même dire que ton ancien toi me manque. Déjà 3 hivers que tu me fais du mal. Que sans le savoir, indirectement, à travers mon inconscient, tu continues encore et encore. La plaie ne semble pas vouloir se refermer. Je saigne, j'ai mal. Je te déteste.

Photo : C'est hors sujet. Mais je me devais de la mettre. Comprene qui voudra.

# Posté le dimanche 08 avril 2007 20:08

Modifié le jeudi 19 novembre 2009 18:32

Soit original, dis moi que tu es en vacances. Sors de l'ordinaire, déscent ta fille dans chacun de ses rêves.

Soit original, dis moi que tu es en vacances. Sors de l'ordinaire, déscent ta fille dans chacun de ses rêves.


Indifférence. C'est la fatigue. Habituellement emportée par une vague intérieure de bonheur terrifiante lorsque résonent ces quelques mots " je suis (enfin) en vacances " je me surprends à cette nonchalance émotionnelle peu commune en pareilles circonstances. Les trois maigres heures de sommeil de la nuit dernière, perturbées par des rêves sanglants, ne me permettent pas encore de prendre conscience de l'enormitude de cette nouvelle, qui n'en est pas une. Un tel thème d'écriture est d'une banalité affligeante. Il est ridiculement tragique. Bref. Ce non-enthousiasme est peut-être du au fait que je dois passer encore cinq jours sans lui. Et que des vacances sans la personne qu'on aime, ce n'en est peut-être pas vraiment, après tout. Une semaine de grève intensive, enfin, deux jours seulement pour ma part grâce à ma fénéantise qui a poussé mon corps à hiberner sous une couette durant les trois autres jours de la semaine. On fait tous la grêve à notre façon. Quoi qu'il en soit la journée de manifestation fût epuissante, mais je fût ravie de voir ces bouilles qui me manquent tant. Et cette journée du lundi avec Elodie, ce fût le pied total. J'ai comme envie de revenir sur ces mirages qui ont bousillés ma nuit dernière, et, en bonus, la sortie de mon coma apellé plus courament sommeil. C'est à n'y rien comprendre, cet homme, grand et barbu, qui n'avait rien de toi. Et pourtant, c'etait toi je le sais. Puis ce revolver que tu as braqué sur moi, à nouveau. Même dans mes rêves, tu es un être parfaitement méprisable.


Photo : Aout 08. Le temps où seul le soleil brillait sur ma peau.
A présent, le moindre de ses gestes est une étincelle, un trésor déposé sur mon corps.

# Posté le dimanche 08 avril 2007 19:47

Modifié le jeudi 19 novembre 2009 18:31

Tu es à milles lieux d'où je me situe .

Tu es à milles lieux d'où je me situe .
Tu as menti, n'est ce pas ? Dis le, que ton seul but était de me toucher au plus profond de moi même. Dis moi que comme à l'habitude, tu n'as su dire la vérité. Dis moi au moins que c'est juste un mauvais rêve, que je vais me reveiller d'un instant à un autre. Dis moi qu'elle ne portera jamais ton nom. J'ai froid, je tremble, je grelotte, mon coeur tambourine à l'interieur de ma poitrine, je manque d'air. Je hurle, mon coeur hurle lui aussi mais personne ne l'entend, il hurle à m'en dechirer les parois de mes artères, il est déchainé, il bouillone, et il a peur, lui aussi. Qu'est ce qui va bien encore lui arriver ? Le son de ta voix résonne encore à l'interieur de ma tête, comme un ultrason trop stridant, son écoute m'insuporte. Ton abscence, trop lourde, ces journées, trop longues. Et un beau jour, toi, devant un autel, le coeur léger. Mais comment peux - tu avoir le coeur léger ? Regarde toi, tu as les yeux rouges, le visage ridé, chacun de tes gestes sonnent faux. Comme sous l'emprise d'une drogue dure, tu ne contrôles plus rien et fou ta vie en l'air, et celle des autres, au passage. Tu es rongé par l'alcool et par l'amour, tu affiches sans cesse un sourire narquois sur ton visage, mais tu n'as l'air de rien. Je te déteste, et puis je n'ai pas besoin de toi. Tu te détruis, et détruis tout sur ton passage, tu ne peux rien toucher, car tu risquerais de le briser. Alors ne me touche plus, ne me parle plus, ne me regarde plus, n'y pense même plus ... Tu me détruis depuis des années.

Deezer : U2 - Sunday bloody Sunday
Deezer : Aerosmith - Jaded
Deezer : Papa Roach - Take Me
Deezer : Metallica - Nothing else matters
Deezer : Fall out Boy : Thanks for the memories

Photo : Y'a longtemps, ouais.

# Posté le mercredi 11 avril 2007 19:36

Modifié le jeudi 19 novembre 2009 18:30

Lâcher prise.

# Posté le samedi 05 mai 2007 07:56

Modifié le jeudi 19 novembre 2009 18:30